Pourquoi ce métier
L’érotisme et la sexualité ont toujours été au cœur de mes recherches et de ma pratique. C’est pourquoi j’ai consacré mon mémoire de maîtrise au sujet, et pourquoi j’ai co-fondé un collectif artistique qui crée autour de ces questions. Les chemins que prennent les gens pour vivre leur intimité me fascinent — c’est un sujet que j’explore avec la même passion depuis plus de dix ans. Me spécialiser dans l’accompagnement et la création de scènes d’intimité est, pour moi, une évolution naturelle.
Je suis également animée par une quête à la fois anthropologique et politique : que nous disent les représentations de la sexualité sur les pouvoirs en place ? Quel impact ont-elles sur les corps, les identités, les imaginaires collectifs ?
Je crois que la façon dont on représente l’intimité sur scène ou à l’écran n’est pas neutre. Des corps libres, confiants, aux rapports consentis et aux pouvoirs équilibrés ont le pouvoir d’inspirer. Ce n’est pas seulement une question de sécurité au travail — c’est un acte politique. Chaque scène intime bien faite est une petite contribution à un imaginaire plus juste, et peut-être, à des sociétés plus progressistes.
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Approche et engagements

Mon approche est profondément féministe et queer. Elle est attentive aux dynamiques de pouvoir dans les équipes artistiques et aux réalités des corps marginalisés.
Je connais bien les communautés LGBTQ+, les milieux du cabaret, du drag et du burlesque, le travail du sexe, la non-monogamie éthique — et le BDSM, dont la représentation au cinéma et en scène connaît un intérêt croissant ces dernières années. Ma connaissance des pratiques, des codes et de l’éthique propres à ces univers me permet d’accompagner des productions qui s’aventurent dans ces territoires avec précision et respect : comment donner à voir un rapport de pouvoir très polarisé entre des personnages tout en protégeant les interprètes, comment traduire une dynamique de domination/soumission de façon crédible sans que les acteur·rice·s ne se retrouvent dans une position réelle de vulnérabilité non consentie — voilà des questions auxquelles je peux répondre avec une expertise concrète.
Je crois que la sécurité et l’ambition artistique ne s’opposent pas. Une culture pro-consentement ne restreint pas la création — elle lui donne un sol plus solide pour s’épanouir.


